Nov 25, 2011

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France – Sortie du nucléaire inflamme EELV / Nuclear Phase-out incites Greens

Joly et Jadot en campagne

E La démission de Eurodéputé Jannick Jadot comme porte-parole d’Eva Joly, candidate verte aux élections présidentielles françaises d’avril 2012, le mercredi dernier, met le feu aux poudres déjà très inflammables d’Europe Écologie-Les Verts.

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The resignation of MEP Jannick Jadot as a spokesman for Eva Joly, the Green candidate in the French presidential elections of April 2012, last Wednesday, has set fire to the already very flammable powders of Europe Écology-Les Verts.

Au cueur du conflit est la sortie du nucléaire. Tandis que les négociateurs du parti ont conclu un accord avec les sociaux-démocrates (PS), le 15 novembre, qui ne contient pas de date concrète pour la sortie ni l’abandon du nouveau projet de l’EPR, Joly s’exprimé fermement pour une telle sortie. « Cet accord ne me fait pas rêver », dit-elle dans Le Monde du 22  novembre. Le lendemain, interviewé par RTL, elle refuse de dire si elle appellerait oui ou non dans l’entre-deux-tours des présidentielles à voter pour le candidat du PS. Entretemps, Jadot a déjà pris sa décision, d’abord  en interne le lundi 21, ensuite, le mercredi matin sur Twitter.

Noël Mamère, ancien candidat à la présidentielle et son autre porte-parole, dit sur la chaine Public-Sénat que, si Joly ne se prononce pas clairement pour le candidat socialiste pour le deuxième tour de la présidentielle qui précède les élections législatives, « elle fera campagne sans moi, et sans doute sans Europe Ecologie-Les Verts ». Dominique Voinet, ancienne ministre de l’écologie, a fait savoir sur Twitter que Joly devrait apprendre le « sens du collectif ».

Dani Cohn-Bendit, co-président des Verts au Parlement Européen, souligne sur Europe 1 “qu’elle veuille marquer la différence entre les écologistes et le PS, c’est normal, mais il faut faire la différence entre concurrents (…) et adversaires, qui sont les candidats de droite et d’extrême droite”.

Le PS ne tarde pas a mettre son propre étincelle. “Est-elle devenue une candidate indépendante, qui vit sa vie toute seule ou est-ce qu’elle est la candidate des Verts ?”, se demande Jean-Marc Ayrault, président des députés socialistes, sur France Info.

Alain Lipietz par contre, l’ex-député européen qui a lui-même dû retirer sa candidature présidentielle en 2001, vient à son aide. « J’ai connu cela », dit-il sur Europe 1 : ” dès le premier jour où j’ai été élu, les gens proches du PS ont commencé à taper en disant ‘attention, il est trop intransigeant. Là, c’est le porte-parole qui démissionne, moi c’était le directeur de campagne.” Il a conseillé à Eva Joly “de mouiller davantage autour d’elle son équipe et son parti”.

Joly, à son tour, tient a désamorcer la bombe, comme le dit Le Post. “Je ne suis pas femme à cultiver l’ambiguïté” fait-elle savoir sur Twitter le mercredi matin même. “Évidemment au second tour, la gauche et les écolos devront se rassembler.”

Entretemps, les négotiations EELV-PS continuent. Puisque l’accord du 15/11 ne les oblige pas à prendre des postes dans un éventuel gouvernement de gauche, les écologistes ont toujours l’espoir d’au moins pouvoir arrêter la construction de l’EPR, une nouvelle type de centrale, à Flamanville, par le biais d’un nouvel audit sur la sécurité. L’option audit, qui circule aussi au sein du PS, ne plait pas trop à Joly, souligne Le Monde, mais pour l’instant, les acteurs verts ont restauré la paix interne.

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